Pendant des années, la République tchèque a été considérée comme l'un des pays les plus progressistes d'Europe en matière de politique des drogues. Mais selon certains observateurs, cette situation risque de changer.
Le gouvernement tchèque a décidé de nommer un coordinateur national des médicaments Pavel Bém Il sera remplacé. Ses fonctions seront reprises à partir de juillet par Dita Protopopová, qui assumera un nouveau rôle combinant santé mentale et politique en matière de drogues.
Cette décision suscite l'inquiétude au sein de la communauté internationale du cannabis et de la réduction des risques. Bém est reconnu comme l'un des architectes de la politique tchèque moderne en matière de drogues et a plaidé pendant des années pour une approche fondée sur la science, la santé publique et la réglementation plutôt que sur la répression.
Le moment choisi est révélateur. Depuis le 1er janvier 2026, les adultes en République tchèque sont autorisés, sous certaines conditions, à cultiver jusqu'à trois plants de cannabis à domicile et à en posséder de petites quantités. Ces réformes ont été perçues à l'échelle internationale comme une avancée majeure vers une politique du cannabis plus moderne.
Les militants craignent désormais que le nouveau gouvernement du Premier ministre Andrej Babiš ne s'éloigne du modèle pragmatique qui a longtemps caractérisé la République tchèque. Selon plusieurs partisans des réformes, le départ de Bém pourrait indiquer un retour en force de politiques plus strictes et conservatrices.
Bien qu'il soit encore trop tôt pour dire précisément quelle voie suivra la République tchèque, la situation est suivie de près par de nombreux experts. Pendant des années, le pays a servi d'exemple à d'autres pays européens qui expérimentaient la réglementation du cannabis et une politique moderne en matière de drogues.


